Archive | Expositions


Etienne Bossut au VOG | Imprimer cet article

Du 25 mars au 30 avril 2010
Au VOG de Fontaine

Les objets d’Etienne Bossut n’ont de prime abord rien de différent des objets qui nous entourent. Des chaises en plastique, une baignoire, des bassines ; des objets si proches du quotidien que l’on aurait tôt fait de passer à côté sans y prêter attention. En effet, les objets choisis par l’artiste s’avèrent être des plus utilitaires et des plus triviaux. Mais une fois sortis de leur contexte, ces objets nous attirent, nous questionnent, comme s’ils se présentaient à nos yeux pour la première fois. Et c’est en effet le cas d’une certaine manière. Car la chaise en plastique d’Etienne Bossut, loin d’être issue de la production industrielle, est réalisée via un ancien procédé de sculpture qui est celui du moulage.

Ce qui nous est donné à voir dépasse alors le changement de contexte et la sacralisation de l’objet qui caractérisaient le ready-made de Marcel Duchamp. Ce qui fait œuvre, c’est finalement l’emprunte de l’objet réel, ou encore son « image » en trois dimensions. Ce sont des « images-objets » comme il les nomme lui-même. On peut ainsi dire qu’Etienne Bossut ne présente pas des objets, il les représente. Tout l’intérêt de son travail se situe dans cette nuance.

Mais il ne s’agit en aucun cas de créer l’illusion. En effet, les jointures provoquées par l’emploi du moulage sont laissées visibles, la couleur est rarement celle de l’objet initial et sa fonction s’en trouve souvent évacuée. Le titre joue d’ailleurs à cet égard un rôle essentiel. Dans certains cas, il ne fait que donner à l’œuvre le nom de l’objet auquel elle se réfère, jouant ainsi du rapport entre vrai et faux, présentation et représentation. Mais l’artiste peut tout aussi bien choisir des titres plus fantaisistes, souvent avec humour, qui donnent alors aux œuvres toute leur dimension.

Si Etienne Bossut semble manipuler à sa guise les mots et les formes, il manipule avec autant d’adresse les références à l’histoire de l’art. En effet, en utilisant le moulage, qui permet de reproduire la même œuvre à l’infini, puis en reprenant des formes préexistantes, il se joue du culte de l’original. De même, avec certaines œuvres que l’on pourrait qualifier de « faux ready-made », il remanie à sa façon le concept duchampien. Qu’ils soient tout en subtilité ou clairement affichées, les liens avec l’histoire de l’art sont récurrents.

Par ces constants va-et-vient entre l’objet utilitaire et l’objet d’art, le quotidien et l’histoire de l’art, Etienne Bossut nous propose autant une réflexion sur la sculpture que sur notre propre rapport aux objets.

Catalogue

Dossier de presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté dans ExpositionsCommentaires fermés sur Etienne Bossut au VOG

Cyril Hatt au VOG | Imprimer cet article

Du 13 janvier au 20 février 2010
Au VOG de Fontaine

Dans le cadre de son exposition au Vog, Cyril Hatt a réalisé une rame de tram à l’échelle 1. Un ensemble de 7000 photographies assemblées en collaboration avec les jeunes de Fontaine, pour le plus grand plaisir des habitants.

L’œuvre de Cyril Hatt s’attache à expérimenter la photographie comme matériau de création. Depuis 2003, les choses qu’il croise deviennent la cible de son objectif. Ainsi, chaque centimètre des objets de notre quotidien est saisi par l’image en deux dimensions, puis reconstitué en volume. Des transferts s’opèrent alors entre deuxième et troisième dimension. Son protocole pourrait laisser penser que cette restitution de l’objet par l’intermédiaire de la photographie crée l’illusion parfaite, il n’en n’est rien. Replacés dans leur environnement, ces objets sonnent faux. En effet, il résulte de ces montages une sorte de déliquescence de l’objet, un faut semblant. Des décalages se créent, et les images agrafées un peu à la va-vite donnent cette sensation de facsimilé. Mais ce qui se dégage par-dessus tout des volumes de Cyril Hatt, c’est une extrême fragilité. Ils ne sont qu’enveloppe, dépouillés de leur fonction. Est-ce un écho à un illusoire désir d’objets engendré par la société de consommation ?

A travers ces volumes photographiques, il nous donne à voir des coquilles vides, sans âme, et dont l’image qui se voudrait comme identique à l’objet réel nous apparait comme factice.

Et pourtant, une fois passée la sensation de la contrefaçon et de l’absence d’utilité, ce qu’il se dégage encore de ces objets relève d’une autre forme de poésie.

Dossier de presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté dans Expositions0 Comments

Anthony Vérot au VOG | Imprimer cet article

Les portraits d’Anthony Vérot nous offrent une quintessence de la figure humaine qui échappe à l’anecdote. Par sa façon de dessiner ses modèles au scalpel de son regard, la précision des traits et un usage épuré de la couleur, l’artiste donne à ses oeuvres une présence presque intimidante tant ils sont, pour celui qui les croise, une véritable injonction à les regarder. La justesse de ces portraits passe par une méthode rigoureuse qui récuse tout naturalisme.

La précision des détails, la dureté d’un trait qui n’épargne pas le modèle et passe dans sa recherche par un choix de couleurs nécessaires à la vérité de sa peinture et non soumises à la reproduction du modèle concourent à faire de ses portraits des emblèmes de notre humanité. L’austérité délibérée de sa palette, toute en teintes sourdes et mates, confère une solennité aux modèles, juste campés sur fond nu. Dans certains tableaux, le noir profond des vêtements fait ressortir par contraste la pâleur cireuse des visages.

Chaque repli de peau prend un relief particulier jusqu’à paraître réellement palpable. Il n’est pas pour autant question des ravages du temps, ni de la fragilité de la vie. Les protagonistes présentent au contraire un aspect figé de par leur posture hiératique et leur traitement. Ils ne posent ici pour la gloire mais pour devenir des figures de la peinture en dépassant le statut d’individus singuliers. Leur neutralité d’expression est en contrepoint de la pose des mains et de leur texture qui condensent quelque chose de leur personnalité.

Ces éléments viennent en quelque sorte incarner l’image, lui donner corps et expression. Ils font lien avec le spectateur en y introduisant des paramètres physionomiques qui écarteraient les anecdotes psychologiques au profit de considérations picturales de structures, de compositions et de contrastes colorés. Anthony Vérot ne garde de ses modèles que les éléments qui en accusent la charpente, la texture et la posture.

Jusqu’à les figer dans un modelé qui semble arracher l’être humain à l’immédiateté de sa vie. On peut évoquer à leurs propos, Hans Holbein, Franz Hals ou Jean Auguste Dominique Ingres et, plus près de nous Édouard Manet et encore Francis Bacon.

À travers ses portraits, Anthony Vérot offre une version contemporaine d’un genre classique dont il repousse les limites, réalisant l’exploit de transcender le réel tout en se l’appropriant pleinement.

Dossier de presse

Posté dans Expositions0 Comments

Agnès Perroux au VOG | Imprimer cet article

Le travail d’Agnès Perroux prend au VOG la forme d’une chronique en images qui s’élabore au fil du temps. Cette chronique tisse un lien étroit et presque intime entre notre paysage quotidien, urbain, et notre capacité à le transformer. À travers ses photomontages – traces photographiques, mixages de documents ou collages – Agnès Perroux nous amène à penser la cité comme un paysage évolutif.  La transformation s’y fait par le regard du spectateur, notre regard. Les recherches de l’artiste questionnent alors notre présence à l’espace à travers le graphisme, l’architecture et l’urbanisme. A partir de fragments d’images prélevées sur place, Agnès Perroux parvient à construire et à déconstruire un univers qui lui est propre, entre détachement et proximité avec le monde. En nous faisant toucher ce monde, son monde, du bout des doigts, elle parvient à nous projeter dans une « traversée du miroir » surprenante. Sacré défi !

présentant d’abord comme de petites choses, les images d’Agnès Perroux ne sont jamais fixes et immuables. Bien au contraire, celles-ci relèvent d’une certaine volatilité, d’une sorte d’évanescence. Ainsi l’image originelle, elle-même issue d’un montage, voir même d’un mixage de la matière première qu’est le lieu, peut très bien rester telle qu’elle, ou au contraire prendre une nouvelle forme pour s’accomplir autrement.

Le dessin peut simplement rester dessin, tout comme il peut devenir l’objet d’une nouvelle création à plus grande échelle. Les images d’Agnès Perroux fonctionnent ainsi comme une forme de répertoire, dans lequel elle puise ça et là, au gré des recherches et des projets qu’elle concrétise…ou pas ! Ainsi se présente la démarche d’Agnès Perroux, entre projet et réalisation dont les frontières sont d’ailleurs parfois assez floues, faisant là tout l’intérêt de son travail. La spécificité de la production d’Agnès Perroux est alors d’être constamment en devenir.

Dossier de presse

Catalogue de l’exposition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté dans Expositions0 Comments

  • Abonnez vous au flux RSS

Infos pratiques

 

VOG Fontaine

10 avenue Aristide Briand
38600 Fontaine
06.73.21.46.67
vog@ville-fontaine.fr

Horaires d’ouverture :
du mercredi au samedi de 14h à 18h

Visite commentée de l’exposition tous les samedis à 15h30 / Entrée libre et sans inscription.

Visite commentée pour les groupes :
du mardi au samedi toute la journée, sur rendez-vous.

Sur place, pour les enfants, retrouvez la carte du petit visiteur. Pour une visite sous forme de jeux. A faire seule ou en famille !

Entrée libre
Accès :

Visite et règles sanitaires

– Le port du masque est obligatoire pendant la visite, à partir de 6 ans.

– Lavez vous les mains dès l’entrée dans le centre d’art, du gel hydroalcoolique est à disposition.

-Respectez les gestes barrières et une distance physique d’un mètre.

– Limite de 6 personnes en même temps dans le Vog

Exposition

Johann Rivat Prométhée aux enfers
du 18 février au 24 avril 2021

Evenements

La liste et le maintien des événements sont susceptibles de changer en fonction de l’évolution de la crise sanitaire.

Vernissage:
samedi 20 février à 16h

Soirée Diaporama :
Organisée par le Mois de la Photo, samedi 27 mars à 16h. Découverte de différentes approches photographiques qui traitent de la mémoire, à travers un diaporama d’artistes qui exposent pour le Mois de la Photo.

Atelier d’écriture :
Samedi 13 mars de 15h à 17h, pour adulte. En collaboration avec la médiathèque Paul Eluard. Sur inscription auprès du Vog par mail à vog@ville-fontaine.fr.

Conférence d’histoire de l’art :
samedi 10 avril à 15h30, par Fabrice Nesta.

Rencontre avec l’artiste :
Samedi 17 avril à 15h00. Johann Rivat fera une visite commentée de son exposition qui sera suivie d’un échange.

Petit concert :
Samedi 24 avril à 16h00, Bonbon Bourdon une performance sonore contemplative de François Thollet à la voix et à l’orgue arrangés (kaos pad, RC505, disto, delay..), destinée aux siestes musicales, au soins thérapeutiques, à la méditation.

Le VOG a sa page Facebook

Code QR

code qr vog
A scanner avec MobileTag ou Barcode Scanner.